Sortie chant des oiseaux samedi 4 Avril 2026

Le samedi 4 avril, nous nous sommes retrouvés à 15 personnes au parking du pont des îles à Divonne-les-Bains. Les inscriptions ont été closes rapidement.

Stéphane Gardien (naturaliste : ainstant nature) nous a, une fois de plus, servi de guide.

A 8H, nous nous sommes déplacés aux étangs de Crassy pour débuter l’écoute du chant des nombreux oiseaux présents.

Stéphane a commencé par une présentation du déroulé de la matinée et des supports pédagogiques qu’il utilisera.

Dès le départ, de nombreux chants animaient le chemin emprunté :rouge gorge, fauvette à tête noire, mésange charbonnière, mésange bleue, pouillot véloce…

Un écureuil a même fait un passage remarqué.

Rougegorge familier
Fauvette à tête noire
Pouillot véloce

A mesure de l’avancée, de nouvelles espèces étaient vues et entendues. Du matin, les chants sont multiples et forts. C’est la période de l’accouplement. Les mâles essaient d’attirer les femelles en se distinguant de leurs congénères pour avoir leur attention et leurs faveurs.

Quand un épervier en chasse est soudain apparu dans le ciel, un calme absolu a régné. Tous les oiseaux se sont tus. Ils ont recommencé à chanter une fois le danger disparu.

Un collègue naturaliste de Stéphane (Luc Méry) avait amené 2 amplificateurs de son. Cela a permis d’entendre encore plus distinctement les multiples chants.

Chacun était muni de jumelles pour chercher et observer les oiseaux souvent dissimulés dans les arbres et broussailles. Des lunettes monoculaires étaient aussi à disposition.

Notre promenade nous a mené jusqu’au marais des Bidonnes. Celui-ci est géré par le CREN (conservatoire régional des espaces naturels). Des aurochs y paissent pour l’entretenir et empêcher sa fermeture par la végétation arbustive.

Nous sommes revenus par le même sentier.

Arrivés aux voitures, des rapaces (buses variables, busard des roseaux) ont attiré notre attention dans le ciel.

Christelle a indiqué la direction pour bien les repérer. Et tout le monde, ayant bien suivi la direction, a pu les regarder passer.

Contrairement au philosophe chinois qui disait : quand le sage montre la direction, l’idiot regarde le doigt !!!!

La séance s’est achevée à 12h.Le groupe a été très participatif et intéressé.

Chacun a amené ses connaissances et anecdotes dans une ambiance bon enfant. Stéphane a su, une fois de plus, capter l’attention et la curiosité de son auditoire avec ses connaissances multiples et son humour toujours présent.

Texte et photos: Jean-Loup Gaillard

La petite bibliothèque idéale du printemps 2026

L’effet castor

Plongez avec humour dans la vie passionnante des castors, nos meilleurs alliés face aux défis climatiques ! De son style vif et incisif, Ben Goldfarb nous entraîne dans un voyage au pays des castors, à travers l’ensemble du territoire nord-américain et au- delà. Il part à la rencontre de scientifiques, de trappeurs, de ranchers… de tous ceux qui ont déjà compris l’importance décisive de ce rongeur, et nous offre un saisissant plaidoyer pour des relations apaisées entre les humains et cet incroyable ingénieur à fourrure. Entre histoire, biologie, écologie et politique, cette enquête brillante et drôle nous apporte les preuves irréfutables qu’à l’heure où la crise écologique gronde, il est temps de repenser notre rapport au vivant, de reconnaître nos erreurs passées et de partager notre autorité en matière de restauration des milieux avec de nouvelles forces naturelles. L’une d’elles stocke l’eau, remplit les nappes phréatiques, atténue les sécheresses, ralentit la propagation des incendies et amplifie la résilience des écosystèmes riverains : bienvenue au Castorocène. « Ben Goldfarb livre une enquête enthousiaste sur l’animal. Et décrit d’un ton enlevé, plein de blagues et de surprises, ce que le castor apporte au bonheur commun. » Charlie Hebdo, Fabrice Nicolino

Vivent les corneilles

Plusieurs centaines de milliers de corvidés sont tués chaque année en France en raison de leurs supposées nuisances. Tous les moyens sont bons pour les éliminer. Au cœur des plus grandes cités, les corneilles sont même accusées d’agresser les passants et de s’acharner sur les nourrissons jusque dans leurs poussettes… En 2015, la Ville de Paris confie le dossier à Frédéric Jiguet. Sa mission diplomatique : mieux connaître ces oiseaux mal-aimés afin de déterminer les conditions d’une possible cohabitation. Une enquête captivante débute sur les pelouses du Jardin des Plantes, révélant des comportements étonnants qui témoignent d’une intelligence exceptionnelle et d’une vie familiale insoupçonnée. En suivant la piste des corneilles parisiennes, nous (re) découvrons la capitale sous un angle inattendu. Ce livre est une invitation à la tolérance à l’égard de la vie sauvage urbaine et à l’observation scientifique participative.

Le grand guide de la nature

Cette édition compacte du livre encyclopédique “Le grand livre de la nature » présente l’essentiel de la faune et de la flore de nos forêts, montagnes, campagnes, villes, rivières, lacs et bords de mer.

  • 2500 espèces, traces et indices,
  • 4500 illustrations originales,
  • 83 chapitres…

Un ouvrage tout simplement unique, dans un format compact.  Avec des illustrations précises et des explications accessibles et détaillées, cet ouvrage pensé jusqu’au dernier détail est un condensé de biodiversité.  Avec ce guide, partez à la découverte de la nature de nos régions: nuages, étoiles, roches, oiseaux, mammifères, poissons, reptiles, amphibiens, insectes et autres invertébrés, arbres, arbustes, herbes, fleurs, champignons, lichens…

Désert solitaire

Peu de livres ont autant déchaîné les passions que celui que vous tenez entre les mains. Publié pour la première fois en 1968, Désert solitaire est en effet de ces rares livres dont on peut affirmer sans exagérer qu’il “changeait les vies” comme l’écrit Doug Peacock. À la fin des années 1950, Edward Abbey travaille deux saisons comme ranger dans le parc national des Arches, en plein cœur du désert de l’Utah. Lorsqu’il y retourne, une dizaine d’années plus tard, il constate avec effroi que le progrès est aussi passé par là. Cette aventure forme la base d’un récit envoûtant, véritable chant d’amour à la sauvagerie du monde, mais aussi formidable coup de colère du légendaire auteur du Gang de la clef à molette.

Chef-d’œuvre irrévérencieux et tumultueux, Désert solitaire est un classique du nature writing et sans conteste l’un des plus beaux textes jamais inspirés par le désert américain.

Manuela Arrot

Avec un peu de chance !!

Au printemps il n’est pas facile de prendre en photo les petits et moyens mammifères sur les chemins sans être repéré!

J’en ai fait l’expérience l’autre matin avec cette renarde qui rentrait à couvert.

Il est 7h30, une renarde déambule à quelques centaines de mètres au loin sur un champ labouré.

Souvent, les renards n’aiment pas trop être mouillés et en profitent pour se sécher en passant par des sentiers dégagés. Plutôt que de couper à travers les colzas, la renarde choisit ainsi d’emprunter le chemin.

Petit à petit, elle s’approche, elle passe d’un coté du chemin à l’autre. Je suis allongé au sol avec le 500 mm posé sur le sac à dos. Mais voilà, sur quelle trace de roue va t-elle passer? Celle de gauche ou celle de droite ?

En effet, au début, je peux me rouler d’un coté ou de l’autre sans me faire repéré. Mais à mesure qu’elle avance la tâche est de plus en plus difficile.

A un moment il faut choisir!! La renarde est proche je ne peux plus bouger! J’ai une montée d’adrénaline et d’émotion! Jusqu’où ira t-elle?

Couché au sol je ne dois pas faire plus de 40 cm de hauteur!!!

Mais la renarde est méfiante. Elle avance toujours mais de plus en plus lentement! Elle fixe mon objectif. Je suis sur la bonne trace de roue!!!

Si elle change de trace, c’est foutu avec l’herbe haute du centre du chemin!

Par chance elle passe du bon coté!!!

Plutôt que de continuer, elle reste perplexe un moment à une quinzaine de mètres.

Moi je ne bouge pas d’un poil, le boîtier hybride ne fait pas de bruit.

Mais l’instinct animal prend le dessus et la renarde finit tranquillement par couper à travers les colzas.

Texte et photos : Gilbert Fortune