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Avec un peu de chance !!

Au printemps il n’est pas facile de prendre en photo les petits et moyens mammifères sur les chemins sans être repéré!

J’en ai fait l’expérience l’autre matin avec cette renarde qui rentrait à couvert.

Il est 7h30, une renarde déambule à quelques centaines de mètres au loin sur un champ labouré.

Souvent, les renards n’aiment pas trop être mouillés et en profitent pour se sécher en passant par des sentiers dégagés. Plutôt que de couper à travers les colzas, la renarde choisit ainsi d’emprunter le chemin.

Petit à petit, elle s’approche, elle passe d’un coté du chemin à l’autre. Je suis allongé au sol avec le 500 mm posé sur le sac à dos. Mais voilà, sur quelle trace de roue va t-elle passer? Celle de gauche ou celle de droite ?

En effet, au début, je peux me rouler d’un coté ou de l’autre sans me faire repéré. Mais à mesure qu’elle avance la tâche est de plus en plus difficile.

A un moment il faut choisir!! La renarde est proche je ne peux plus bouger! J’ai une montée d’adrénaline et d’émotion! Jusqu’où ira t-elle?

Couché au sol je ne dois pas faire plus de 40 cm de hauteur!!!

Mais la renarde est méfiante. Elle avance toujours mais de plus en plus lentement! Elle fixe mon objectif. Je suis sur la bonne trace de roue!!!

Si elle change de trace, c’est foutu avec l’herbe haute du centre du chemin!

Par chance elle passe du bon coté!!!

Plutôt que de continuer, elle reste perplexe un moment à une quinzaine de mètres.

Moi je ne bouge pas d’un poil, le boîtier hybride ne fait pas de bruit.

Mais l’instinct animal prend le dessus et la renarde finit tranquillement par couper à travers les colzas.

Texte et photos : Gilbert Fortune

Mes plus belles rencontres avec les renards en duos

Janvier et février sont les mois ou l’on a le plus de chance de rencontrer des renards en binômes. C’est en effet la période où le rut commence chez cet animal.

L’observation de l’espèce peut alors sembler plus facile du fait de l’insouciance du moment, mais il ne faut pas oublier que l’addition de 2 regards peut vite repérer notre présence et compromettre nos chances de belles images.

L’émotion provoquée est double mais attention au mouvement malencontreux, au moindre bruit ou au vent qui tourne!

Pour éviter le minimum de dérangement, mieux vaut être un peu loin de la scène, comme ici sur les sommets du Jura. 

Repos bien mérité
Déclaration sauvage
Chacun sa route

Autre rencontre un peu lointaine en plaine avec ces images, prises tôt le matin avec peu de lumière. Il s’est écoulé tout de même 55minutes entre la première et la dernière photo !

Parfois, sans chercher de proximité, les animaux viennent d’eux-mêmes devant le photographe. Cela s’appelle avoir de la chance, chance provoquée par les nombreuses heures passées à l’affût !

Ici c’est un écureuil dans l’arbre qui vient perturber la rencontre!

Les rencontres peuvent aussi se faire pendant l’été. Ici, nous sommes au mois d’août 2015, les jeunes de l’année sont déjà bien grands ! Cette rencontre m’a particulièrement touché de par ses moment de tendresses sauvages

Texte et photos: Gilbert Fortune

Carnet de terrain

Cette année a été un peu différente pour l’observation animale. En général, les premières fenaisons commencent fin mai, avec l’opportunité d’observer les premiers mulotages de maître Goupil.

Mais cette année, les pluies n’ont pas permis aux agriculteurs de couper leur foin à la période habituelle. L’herbe des prairies est restée très haute jusqu’en juillet. Cela a permis à la faune sauvage de pouvoir sortir davantage de la forêt sans être vue. Même le colza était très haut, impossible de repérer une seule tête de chevreuil au-dessus!!!

Une fois les prés fauchés, en juillet, mes rencontres « renardesques » sont été assez rares. Piégeages, tirs, maladies, je n’ai pas trop d’explications. J’avais notamment suivi un couple depuis le rut en février jusqu’au mois de mai, mais par la suite je ne l’ai plus revu. Mes prospections autour des terriers au mois d’avril-mai n’ont pas été fructueuses non plus, m’indiquant sans doute peu de naissances.

Peu de renards, mais en contrepartie, pas mal de chevreuils ! Et le petit bonus de l’été, la rencontre furtive du chat forestier !

Le brocard dans différents décors.

Le guêpier d’Europe est reparti fin août cette année.

Pas mal de lièvres cette année, peut-être moins de prédation des levreaux par les renards.

Pour clôturer l’année, voici mon nouveau calendrier 2025.

En format 2 x A4 à 25 €, ou en petit format à poser sur un bureau à 15 €. Une part est reversée au profit des ARN. Pour vous procurer un calendrier, n’hésitez pas à contacter les ARN. Vous pouvez aussi me contacter directement sur Facebook ou Instagram.

Gilbert Fortune