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Sortie libellules et demoiselles samedi 27 juin 2026

Huit personnes ont bravé les températures caniculaires et se sont retrouvées à 9h au parking du marais de l’Etournel à Pougny pour une matinée consacrée aux libellules et demoiselles sous la houlette de Stéphane Gardien, naturaliste (instants nature).

Le marais de l’Etournel est une ancienne gravière réhabilitée. C’est un site protégé, classé Natura 2000 et géré par le parc naturel du haut Jura.

S’étant assuré que chacun avait à boire et une protection solaire si besoin, Stéphane nous a détaillé le déroulé de la session, équipé de filets à papillons et de boîtes loupes pour l’observation.

Les demoiselles et libellules font partie du groupe des odonates. C’est un groupe très ancien. Il a été retrouvé des fossiles datant de près de 350 millions d’années. Il y en a environ 250 espèces dont 42 présentes à l’Etournel.

Avec le réchauffement climatique, de nouvelles espèces remontent d’Afrique.

Leur habitat se situe près de l’eau mais aussi dans les prairies.

Pour les reconnaître : les demoiselles ont les ailes repliées en arrière au repos et les libellules les gardent ouvertes.

demoiselle
libellule

Elles se nourrissent de larves, d’insectes, de petits tritons et têtards.

Les grenouilles, les poissons, le faucon hobereau sont leurs principaux prédateurs.

Nous sommes en pleine saison de reproduction.

Leur cycle : œuf puis larve dans l’eau, ensuite se fixent hors de l’eau sur une tige ou a lieu la métamorphose avec la sortie de leur scaphandre (exuvie).

Après toutes ces explications, nous avons arpenté une partie du site à la recherche de ces différentes espèces. De très nombreuses étaient présentes.

Chacun a participé à leur capture et à leur détermination. Elles ont été manipulées et relâchées délicatement et avec soin.

Orthétrum
Crocothemis erythrae

La difficulté fut de les attraper. Elles peuvent voler jusqu’à 70 km/h. Dès que le soleil illuminait au fur et à mesure la végétation, elles se montraient.

Les filets furent très utiles et forts bien venus.

La chaleur se faisant plus intense, nous sommes revenus au parking ombragé. Stéphane nous a présenté toute une bibliographie dédiée à ces espèces. En effet, pour les reconnaître, ces livres contiennent des clés de détermination précises. Les ARN peuvent vous procurer un livret CPN : “A la rencontre des libellules”, permettant de se familiariser avec ces genres.

La séance s’est achevée à 12h. L’animation de Stéphane a été très intéressante et interactive. Chacun s’est pris au jeu et au monde fabuleux des libellules et demoiselles.

Texte et photos :  Jean-Loup Gaillard

Sortie flore et orchidées samedi 9 mai 2026

A 9h, 15 personnes se sont retrouvées au parking du fort l’écluse haut ce samedi pour découvrir la flore et les orchidées de ce secteur particulier.

La séance était animée par Stéphane Gardien, naturaliste connu et reconnu (instants nature).

Il était très pensif au départ (mon dieu, faite qu’il y ait des orchidées pour que je sois payé !!!!)

Tout le long du chemin montant au fort, il nous a renseigné sur la végétation, les insectes, les fleurs, les graminées rencontrées.

Nous avons observé des orobanches : orobanche du genêt, orobanche du lierre (chacune inféodée a un végétal spécifique).

 Orobanche du genêt 
Orobanche du lierre

Sur le haut du sentier, le groupe s’est égayé dans un pré en train d’être refermé par les végétaux ligneux (car non pâturé et entretenu). Nous avons recherché les plantes fleuries présentes. Stéphane a indiqué leur nom, leur mode de multiplication et la façon de les déterminer.

C’était très participatif et studieux.

Petit à petit, nous sommes arrivés au fort du haut. La vitesse de croisière a été de 1.5 km pour 3h ! Il y avait beaucoup de choses à voir et à apprendre.

Sur ce parcours, nous avons découvert 9 sortes d’orchidées différentes :

Céphalanthère de Damas, orchis pyramidale, limodore à feuilles avortées, orchis singe, homme pendu, néottie nid d’oiseau, orchis brûlée, ophrys bourdon, ophrys frelon.

Néottie nid d’oiseau
Orchis singe
Orchis brûlée
Ophrys bourbon

Au fort du haut, sur le belvédère, nous avons observé le Rhône dans son encaissement coté Bellegarde et coté pays de Gex, avec le Vuache en face de nous.

La descente s’est effectuée par le même chemin ombragé.

Certains ont acquis le livret CPN : orchidées, bases de botanique disponible auprès des ARN.

La matinée s’est achevée à 12h30.

Stéphane a animé avec humour et  sa maestria habituelle cette sortie nature dans un site magnifique. Le groupe était curieux, coopératif et très intéressé par le sujet des orchidées, qui pour le coup étaient bien présentes.

Une partie des personnes a prolongé le plaisir en pique niquant au fort du bas.

La convivialité et la bonne humeur étaient les maîtres mots de la matinée.

Texte et photos : Jean-Loup Gaillard

Sortie chant des oiseaux samedi 4 Avril 2026

Le samedi 4 avril, nous nous sommes retrouvés à 15 personnes au parking du pont des îles à Divonne-les-Bains. Les inscriptions ont été closes rapidement.

Stéphane Gardien (naturaliste : ainstant nature) nous a, une fois de plus, servi de guide.

A 8H, nous nous sommes déplacés aux étangs de Crassy pour débuter l’écoute du chant des nombreux oiseaux présents.

Stéphane a commencé par une présentation du déroulé de la matinée et des supports pédagogiques qu’il utilisera.

Dès le départ, de nombreux chants animaient le chemin emprunté :rouge gorge, fauvette à tête noire, mésange charbonnière, mésange bleue, pouillot véloce…

Un écureuil a même fait un passage remarqué.

Rougegorge familier
Fauvette à tête noire
Pouillot véloce

A mesure de l’avancée, de nouvelles espèces étaient vues et entendues. Du matin, les chants sont multiples et forts. C’est la période de l’accouplement. Les mâles essaient d’attirer les femelles en se distinguant de leurs congénères pour avoir leur attention et leurs faveurs.

Quand un épervier en chasse est soudain apparu dans le ciel, un calme absolu a régné. Tous les oiseaux se sont tus. Ils ont recommencé à chanter une fois le danger disparu.

Un collègue naturaliste de Stéphane (Luc Méry) avait amené 2 amplificateurs de son. Cela a permis d’entendre encore plus distinctement les multiples chants.

Chacun était muni de jumelles pour chercher et observer les oiseaux souvent dissimulés dans les arbres et broussailles. Des lunettes monoculaires étaient aussi à disposition.

Notre promenade nous a mené jusqu’au marais des Bidonnes. Celui-ci est géré par le CREN (conservatoire régional des espaces naturels). Des aurochs y paissent pour l’entretenir et empêcher sa fermeture par la végétation arbustive.

Nous sommes revenus par le même sentier.

Arrivés aux voitures, des rapaces (buses variables, busard des roseaux) ont attiré notre attention dans le ciel.

Christelle a indiqué la direction pour bien les repérer. Et tout le monde, ayant bien suivi la direction, a pu les regarder passer.

Contrairement au philosophe chinois qui disait : quand le sage montre la direction, l’idiot regarde le doigt !!!!

La séance s’est achevée à 12h.Le groupe a été très participatif et intéressé.

Chacun a amené ses connaissances et anecdotes dans une ambiance bon enfant. Stéphane a su, une fois de plus, capter l’attention et la curiosité de son auditoire avec ses connaissances multiples et son humour toujours présent.

Texte et photos: Jean-Loup Gaillard

Sortie du samedi 23 août à Menthières sur le petit peuple de l’herbe

Le thème de cette sortie était le petit peuple de l’herbe et les papillons. Stéphane Gardien, naturaliste, l’a animée avec entrain et humour, nous dévoilant toutes ses connaissances sur les espèces et la vie foisonnante présente dans l’herbe.

Nous n’étions que 5 personnes présentes (est-ce la date de fin août qui en a retenu certains). Mais du coup, nous avons pu bénéficier de toutes les lumières de Stéphane en cours particulier !!!

Nous avons débuté par la prairie attenant au parking. La vie était déjà très active. La prairie est un support de nourriture et de pollinisation. Il y a un lien important et très fort entre les insectes et la flore.

L’ensemble du cycle de vie se fait sur un espace restreint. La diversité est beaucoup plus grande sur les prairies naturelles que sur les espaces artificiels.

Nous avons observé de jolies petites guêpes sauvages très calmes (polistes) de la famille des hyménoptères (environ 800 espèces).

Nous avons pratiqué une chasse aux petits insectes sous la directive et les conseils de Stéphane. Des dizaines de sauterelles et criquets sautaient dans tous les sens autour de nous.

Ils font partie des orthoptères (250 espèces), ont 2 paires d’ailes (1pour voler,1 pour les protéger).

Nous nous sommes ensuite intéressés aux araignées. (Arachnides, +de 8000 espèces). Elles possèdent 4 paires de patte et sont carnassières.

Puis, le soleil se faisant plus présent, les papillons se sont mis à voler et à se déplacer. La chasse au filet a débuté.

Ils font partis de l’ordre des lépidoptères. Il y a environ 256 espèces de jour et 5500 de nuit.

De plus, 40% des papillons de nuit volent le jour.

Les antennes de ceux de nuit sont fines, tandis que celles de ceux de jour ont des masselottes au bout.

Métilée
Azuré
Apollon

Nous avons encore vu d’autres espèces d’insectes à mesure que la température grimpait.

Ces observations nous ont mené jusqu’après midi.

Le temps s’est écoulé rapidement.

Stéphane nous captive toujours autant avec ses descriptions imagées de la nature. Il a su faire preuve de pédagogie et d’écoute.

Texte et photos: Jean-Loup Gaillard

Déambulations naturalistes au coeur du vallon de l’Allondon

Quelques semaines après avoir découvert ses sources, nous nous retrouvons, samedi 17 mai, pour explorer les richesses naturelles du vallon de l’Allondon, en Suisse, avec Stéphane Gardien. Ce site, géré par ProNatura GE, bénéficie du statut de réserve naturelle. Une protection indispensable pour préserver la flore et la faune exceptionnelles du site, notamment face à la pression de fréquentation en raison de la proximité de Genève.

L’Allondon est une rivière karstique qui prend sa source à Echenevex (voir sortie sur les sources de l’allondon). Son parcours, court et pentu, se termine dans le Rhône, à La Plaine. Au niveau du vallon, la dynamique naturelle de la rivière donne naissance à de magnifiques tresses, par érosion et dépôt de galets. L’eau est en effet une source d’énergie qui a de longue date été exploitée pour divers usages humains.

La rivière est, bien sûr, source de vie, avec une flore qui se répartit selon la présence plus ou moins proche d’eau, entrainant par la suite des cortèges variables d’animaux, d’où une répartition étagée des milieux naturels.
Dans le lit de la rivière, les plantes dites supérieures sont quasi absentes, hormis les phragmites qui poussent les pieds dans l’eau. La végétation pionnière des plages de galets est régulièrement balayée par les crues, ouvrant la voie à un nouveau cycle de colonisation.
L’Allondon est un milieu de vie et un couloir de déplacement pour de nombreux oiseaux d’eau comme le harle bièvre, espèce inféodée au bassin du Rhône dont nous observons une femelle dès le début de la sortie, et le martin-pêcheur, tous deux piscivores, ou encore le canard colvert. C’est également le royaume des poissons, amphibiens et libellules ainsi que du castor, qui a recolonisé le Rhône et ses affluents, depuis qu’il bénéficie d’une protection nationale.

La ripisylve, forêt de « bois tendres » toute proche de l’eau, est caractérisée par une végétation riche organisée en plusieurs strates :

  • Strate herbacée, avec par exemple le géranium herbe à Robert, l’alliaire, la benoite commune ou l’euphorbe des bois.
  • Strate arbustive abritant notamment le cornouiller sanguin, le noisetier, l’aubépine, le fusain et le troène.
  • Strate arborée dominée par les espèces supportant les inondations régulières telles que les aulnes (glutineux et blanc), divers saules et le frêne commun.
    Entre ces strates, nous découvrons aussi des lianes (houblon, lierre, vigne vierge) qui utilisent les ligneux comme support pour aller vers la lumière.
    Les oiseaux forestiers (rossignol philomèle, pinson des arbres, troglodyte mignon, etc.) se font discrets car ils sont occupés à nicher voire à nourrir leur progéniture.

Quelques pas plus haut, le visage de la forêt change avec des essences de « bois dur » qui ne supporteraient pas de voir leurs racines inondées. Nous traversons une chênaie – frênaie abritant également des érables, du charme, du pommier sauvage… mais aussi des espèces non indigènes voire envahissantes comme le robinier faux-acacia et le marronnier d’Inde.

En sortant de la partie forestière, nous découvrons les terrasses alluviales, avec une végétation rase adaptée à un sol peu épais, caillouteux donc drainant. Ce milieu, le mésobromion, tire son nom du brome dressé qui constitue la principale couverture végétale. La riche flore (origan, pâturin bulbeux, orpins, genêt des teinturiers, hélianthème à grandes fleurs) attire une entomofaune tout aussi riche, avec notamment de nombreux papillons et le spectaculaire ascalaphe soufré, hôte emblématique de ces prairies sèches.
Les orchidées étant en retard cette année, nos orchidophiles se trouvent quelque peu frustrés de devoir se contenter de quelques feuilles à peine sorties de terre…

En cette période de festival de Cannes, nous avons nous aussi joué les paparazzis pour les belles couleurs d’un couple de lézard à deux raies (ex-lézard vert) qui n’osait plus sortir de son rocher face à tant d’agitation !

Cette merveilleuse sortie a également été l’occasion d’ébauches de débat autour de questions existentielles : A quoi servent les papillons ? Les prairies existeraient-elles sans les hommes ?…

Le vallon de l’Allondon est tellement riche que nous sommes loin d’en avoir fait le tour en une matinée ! Rendez-vous en 2026 pour l’explorer depuis la chapelle de Malval. D’ici-là, n’hésitez pas à y retourner à toute saison. Vous pouvez aussi bénéficier des sorties gratuites proposées, tous les dimanches matins, par le Centre Nature du Vallon de l’Allondon géré par ProNatura GE.

Pour aller plus loin…
Vous pouvez télécharger la liste (non exhaustive) des espèces de flore et de faune observées au fil de notre balade:

Texte : Marjorie Lathuillière

Photos : Christine Holo, Marjorie Lathuillière