Tous les articles par Gaelle Lauby

Les oiseaux du jardin en hiver

L’hiver arrivant (avec le froid, la neige, le gel, la raréfaction de la nourriture), les oiseaux se rapprochent des jardins et des habitations.

Il y a les habitués qui sont là à l’année et ont tendance à jouer les caïds et à faire la police : moineaux, merles, pies.

Le premier à revenir et à annoncer des temps moins cléments est le rouge gorge. Après avoir passé les beaux jours dans les bois et les haies, il se rapproche au plus près des maisons.

Ensuite, les mésanges bleues et charbonnières prennent leurs quartiers d’hiver. Elles n’ont jamais été bien loin, se nourrissant de chenilles dans les vieux arbres fruitiers encore présents.

Le pic épeiche, aussi présent tout au long de l’année, fait des apparitions plus visibles et fait bec de tout bois. Il doit parfois manquer de jugeote ou de goût !!!!

Cette année, un petit nouveau a élu domicile dans les arbrisseaux présents et vient prendre sa part de graines. Il s’agit du troglodyte mignon. C’est le plus petit et le plus joli.

Enfin, un pinson du Nord a fait escale quelques jours pour se reposer avant de continuer son périple migratoire.

D’autres passereaux et petits oiseaux fréquentent aussi nos jardins et abords d’habitations.

C’est toujours un enchantement pour les yeux de les observer et de comprendre leur comportement.

Ci dessous, vous trouverez un lien pour visualiser une vidéo sur le nourrissage des oiseaux en hiver.

En effet, il y a quelques précautions à prendre pour que ceux-ci ne pâtissent pas d’un mauvais comportement de notre part malgré toute notre bonne volonté.

Texte et photos : Jean-Loup Gaillard

L’Hellébore fétide : la guerrière de l’hiver

Une fleur qui brave le froid
En me promenant sur la route forestière au-dessus de Vesancy début février, j’ai été intriguée de voir au milieu des feuilles mortes et des tiges grises, une plante dressant fièrement ses clochettes vert pâle bordées de rouge. C’est l’Hellébore fétide (Helleborus foetidus), l’une des rares fleurs sauvages à s’épanouir en plein hiver dans notre région. Malgré son nom peu avenant, c’est une très jolie plante.

Superpouvoirs #1 — Elle résiste au gel
L’Hellébore fétide est une plante coriace. Ses feuilles persistantes, sombres et découpées, restent vertes toute l’année, même sous la neige. Ses fleurs supportent des températures négatives sans broncher.

Superpouvoirs #2 — Elle nourrit les abeilles en fin d’hiver
Quand toutes les autres fleurs ont disparu, l’Hellébore fétide offre du nectar et du pollen aux premiers insectes pollinisateurs qui sortent dès qu’il fait plus doux. Pour les abeilles et bourdons sauvages qui émergent en février-mars, c’est une aubaine en plein désert alimentaire.

Superpouvoirs #3 — Elle se défend avec des armes chimiques
Son surnom de “fétide” lui vient d’une odeur désagréable que dégagent ses feuilles froissées. Cette odeur tient à distance les herbivores comme les chevreuils ou les lapins. Attention : toute la plante est toxique. En promenade, il faut donc l’admirer de loin et ne pas la toucher, car même un contact cutané peut être irritant.

Superpouvoirs #4 — Elle était la pharmacie des campagnes
Aux XVIIIe et XIXe siècles, ses racines étaient mâchées pour calmer les rages de dents, et son suc appliqué directement sur les verrues ou sur les morsures de vipère. Les fermiers inséraient des fragments de racines séchées sous la peau ou dans l’oreille de leurs porcs et vaches pour combattre infections et troubles nerveux, l’utilisant comme antiseptique naturel.

Où la croiser près de chez vous ?
Elle apprécie les sous-bois calcaires, les lisières ombragées et les talus boisés. Gardez l’œil ouvert le long des chemins forestiers entre décembre et mars, les tiges vert pâle portant ses fleurs se voient de loin, surtout s’il a neigé !

Cet article a été écrit par Gaëlle Cuillerot et les recherches pour l’écrire ont été faites avec l’aide de l’IA.

Sources :
Ethnobotanical, historical and histological evaluation of Helleborus L. genetic resources used in veterinary and human ethnomedicine à lire ici 

Feeding the bees in winter 

Hommage à Jean-Louis Hugerot

Jean-Louis Hugerot nous a quittés le 25 octobre dernier, décédé dans son sommeil dans sa maison de Mijoux, vraisemblablement par intoxication au monoxyde de carbone.

Un temps membre du Conseil d’administration de notre Association, ce grand AMI de la Réserve et de la Nature était resté à nos côtés. Assemblées générales, Rencontres Jurassiennes, sorties, commémorations de nos 30 ans puis 40 ans, il était toujours là, présence discrète mais ô combien attachante.

Jean-Louis avait posé ses valises à La Petite Lothière au cœur de la Vallée de la Valserine, son jardin d’ Eden dont il avait exploré les moindres recoins. Ses passions ? La botanique sous toutes ses formes, capturée en macro-photo ou cuisinée à sa façon, les papillons, les champignons, et plus globalement tout ce qui avait à trait à la nature. Passions qu’il prenait grand plaisir à partager diffusant ses savoirs, ses connaissances et sa bonne humeur lors de balades sur le Jura.

Nous perdons un ami, un grand connaisseur de la nature. Jean-Louis, tu resteras toujours présent dans nos pensées et sur ce Jura que tu aimais tant.

Jean Louis Hugerot

Atelier : les secrets des pelotes de réjection samedi 11 octobre 2025

Nous nous sommes retrouvés 7 à Segny à la salle des mariages le samedi 11 octobre pour percer le secret des pelotes de réjection.

Cet atelier était animé par Stéphane Gardien.

Il a commencé par un exposé bien documenté et illustré.

Les pelotes de réjection ou boulettes de régurgitation sont rejetées par certains oiseaux tels que les chouettes, les rapaces mais aussi les martin-pêcheur par exemple. Elles contiennent ce que l’animal n’a pas pu digérer (poils, os, arêtes, …) et leur analyse permet de reconstituer leur menu !

Gilbert avait amené des pelotes de hibou moyen duc, Patrick de chouette chevêche et Jean-Loup de chouette effraie et faucon crécerelle.

Chacun a décortiqué et disséqué ses pelotes et fait l’inventaire de leur contenu.

Ensuite, Stéphane nous a guidé dans l’identification des oiseaux et petits mammifères présents dans les pelotes. Celle-ci se fait uniquement à l’aide du crâne et des mandibules.

Le support papier est le livret : pelotes : Décortiquer et Déterminer (les cahiers techniques de CPN) Il est très simple d’utilisation et donne les clés de détermination. Il est en vente auprès des amis de la réserve.

Le hibou moyen duc avait 2 petits rongeurs maxi par pelote.

La chouette chevêche possédait des cailloux pour broyer ses proies, des insectes et rongeurs.

La chouette effraie avait un moineau, des campagnols et des musaraignes.

Crâne de moineau découvert par Julie

Le faucon crécerelle avait des insectes dans les pelotes de début d’année (nourriture des petits), et ensuite principalement des graines.

Chacun a présenté le résultat de ses dissections.

Nous avons ainsi pu établir le menu de ces différents oiseaux.

L’après-midi s’est écoulée très vite et nous a apporté à chacun beaucoup d’explications sur le régime alimentaire et les habitudes de ces oiseaux.

Stéphane a, comme habituellement, maitrisé son sujet et nous a captivé avec sérieux et humour.

Texte et photos: Jean-Loup Gaillard

Stand ARN à couleurs et délices d’automne à Grilly

Dimanche 12 octobre 2025, les amis de la réserve ont tenu un stand d’information à Grilly (route du mont Mourex) à la manifestation couleurs et délices d’automne organisée par Orilan.

J-Christophe, Julie, Laurent, Emmanuelle et Jean-Loup se sont relayés pour satisfaire le nombreux public de passage. Plus de 200 personnes se sont succédées Nous étions placés idéalement au milieu du parcours.

Il y a eu beaucoup de demandes d’info sur l’association des amis de la réserve : son but, son fonctionnement, ses activités.

Les empreintes d’animaux ont attiré petits et grands. Avec un plus : un poster sur les traces dans la neige qui a été un très bon complément aux moulages.

L’animation sur le hérisson a captivé les enfants et incité les adultes à se renseigné sur comment faire un abri pour ceux-ci et la manière de les protéger.

Le coin bibliothèque, en appui des ateliers, a connu quelques ventes.

Les cartes postales d’oiseaux ont aussi remporté un joli succès.

Plusieurs personnes nous ont proposé des idées d’animation et de sorties. D’autres ont pris des renseignements pour adhérer et soutenir l’association des amis de la réserve.

Texte et photos : Jean-Loup Gaillard