Au printemps il n’est pas facile de prendre en photo les petits et moyens mammifères sur les chemins sans être repéré!
J’en ai fait l’expérience l’autre matin avec cette renarde qui rentrait à couvert.
Il est 7h30, une renarde déambule à quelques centaines de mètres au loin sur un champ labouré.

Souvent, les renards n’aiment pas trop être mouillés et en profitent pour se sécher en passant par des sentiers dégagés. Plutôt que de couper à travers les colzas, la renarde choisit ainsi d’emprunter le chemin.
Petit à petit, elle s’approche, elle passe d’un coté du chemin à l’autre. Je suis allongé au sol avec le 500 mm posé sur le sac à dos. Mais voilà, sur quelle trace de roue va t-elle passer? Celle de gauche ou celle de droite ?


En effet, au début, je peux me rouler d’un coté ou de l’autre sans me faire repéré. Mais à mesure qu’elle avance la tâche est de plus en plus difficile.


A un moment il faut choisir!! La renarde est proche je ne peux plus bouger! J’ai une montée d’adrénaline et d’émotion! Jusqu’où ira t-elle?
Couché au sol je ne dois pas faire plus de 40 cm de hauteur!!!
Mais la renarde est méfiante. Elle avance toujours mais de plus en plus lentement! Elle fixe mon objectif. Je suis sur la bonne trace de roue!!!



Si elle change de trace, c’est foutu avec l’herbe haute du centre du chemin!
Par chance elle passe du bon coté!!!
Plutôt que de continuer, elle reste perplexe un moment à une quinzaine de mètres.


Moi je ne bouge pas d’un poil, le boîtier hybride ne fait pas de bruit.


Mais l’instinct animal prend le dessus et la renarde finit tranquillement par couper à travers les colzas.
Texte et photos : Gilbert Fortune